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Ligne de coke, shoot, trip, euphorie, puissance, excitation, force, kif, bonne soirée… Et ensuite, qu’est ce qui te vient à l’esprit ? On oublie les problèmes, on est un(e) autre, on ose !
Toutes les drogues ont un point commun : le PLAISIR !
Et c’est justement ça le DANGER…
Car si on y pense encore un peu, qu’est ce qui nous vient à l’esprit ?
La fin du trip ? La sensation d’euphorie dure au maximum une heure… Après qu’est ce qui se passe ? Descente difficile, dépression, mal être ?
Le bad trip ? Nez imbibé de sang, overdose, excitation et agressivité, amnésie ?
La prison ? La fin de soirée en garde à vue parce qu’on était trop excité, on a été violent et on s’est fait remarquer, on a pris la voiture et on s’est fait contrôlé ? Ce n’était pas la première fois, alors on risque de passer par la case prison ?
Et maintenant, si on y réfléchissait encore un peu plus…

 

L’histoire de la cocaïne en quelques mots…
La cocaïne est une fine poudre blanche extraite des feuilles du coca.
Cet arbuste pousse principalement en Amérique Latine : Bolivie, Chili, Pérou, Colombie…
La culture des feuilles de coca est ancestrale. Elle serait apparue dans les Andes il y a environ 5.000 ans. Mâchées ou infusées dans du thé, les feuilles de coca sont utilisées pour apaiser la soif, la faim et le froid que subissent les montagnards.
Elles sont importées en France par Jussieu en 1750. Les scientifiques européens commencent alors les premières expériences chimiques. La distillation des feuilles de coca produit des cristaux qui vont servir notamment d’anesthésiant.
Elle se popularise en Europe au milieu des années 1800 par l’intermédiaire d’un pharmacien corse, Angelo Mariani, qui crée un vin aux extraits de coca… Le vin Mariani. De nombreux produits dérivés (thés, bonbons…) sont alors commercialisés. Mais, dans les années 1880, on se rend compte des dangers de la cocaïne, notamment de ses effets de dépendance. Des médecins allemands affichent leurs craintes en annonçant le développement des cas de « cocaïnisme ». Aux Etats-Unis, en 1914, le Harrison Act, réglemente l’usage et la distribution de la cocaïne.
Dans les années 1960, les trafiquants cherchent à reprendre le marché et baissent le prix de la cocaïne. La consommation augmente et redevient préoccupante au niveau mondial.
La convention internationale de l’ONU sur les stupéfiants, en 1961, interdit alors la production, le commerce, la détention et l’usage des drogues, principalement : le coca, l’opium et le cannabis.
En France, la loi du 31 décembre 1970 réprime le trafic et l’usage des stupéfiants.
Par arrêté du 22 février 1990, le Ministre de la Santé a fixé la liste des substances classées comme stupéfiants, dont la cocaïne et les feuilles de coca.
Une consommation croissante de cocaïne à l’heure actuelle : guerre des trafics en Amérique du Sud

 

A l’heure actuelle, environ 2 000 tonnes de cocaïne sont produites par an en Amérique du sud. Cela représente des milliers d’hectares de plantation de cocas (qui provoquent une vague énorme de déforestation ainsi qu’une forte pollution des eaux). Mais cela représente aussi un marché de 25 milliards de dollars par an ! Les cartels de drogue s’affrontent au Mexique portant le taux d’homicide à près d’une vingtaine par jour en moyenne ! En 5 ans, entre janvier 2007 et janvier 2012 il y a eu près de 100000 assassinats, très souvent liés au trafic de drogue.
En Europe, une consommation croissante de cocaïne se fait sentir : selon Europol, la cocaïne importée en Europe est passée de 50 tonnes en 2002 à 300 tonnes en 2007.
En France, entre 2000 et 2011, le nombre de jeunes de 17 ans ayant tenté au moins une fois de prendre de la cocaïne a triplé. Ils sont 3% à l’avoir expérimenté en 2011.
Pour en savoir plus :
         Xavier Raufer, Directeur des études au Département de Recherche sur les Menaces Criminelles Contemporaines, Université Paris II – Panthéon-Assas : « L’Europe face aux défis des stupéfiants », site internet de la Fondation Robert Schuman.
         Site de l’Observatoire français des Drogues et des Toxicomanies : www.ofdt.fr/
Alors quand je dis cocaïne, tu penses à quoi ?
et si on y pense encore un peu plus…
Quels effets ?
La cocaïne est un psychotrope c’est-à-dire une substance chimique qui agit sur le système nerveux central en induisant des modifications de la perception, des sensations, de l’humeur ou de la conscience. Elle provoque une euphorie immédiate, un sentiment de toute-puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Une fois l’effet dissipé, une forte sensation de déprime et d’anxiété apparaît. Certains l’apaisent par une prise d’héroïne ou de médicaments psychoactifs (qui agissent sur le cerveau).
Quels dangers pour l’usager ?
La cocaïne provoque :
– une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins : les tissus manquent d’oxygène et se détériorent. Par exemple : le nez qui saigne.
– des troubles du rythme cardiaque : des accidents cardiaques peuvent se produire, notamment chez des personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac.
– des troubles psychiques : une grande instabilité d’humeur, des paranoïas, des attaques de panique, des insomnies, des pertes de mémoire et des phases d’excitation.
– Une levée des inhibitions : ce qui peut conduire à des actes de violence, des agressions sexuelles. La sensation de « toute-puissance » entraînée par la cocaïne peut engendrer des passages à l’acte.
– Des risques de contamination : les matériels utilisés pour « sniffer » peuvent transmettre les virus des hépatites B et C, s’ils sont partagés entre plusieurs usagers. En cas d’injection, le matériel partagé peut transmettre le virus du sida et des hépatites B et C.
Comment la loi sanctionne l’usager ?
L’article L3421-1 du code de la santé publique réprime l’usage de stupéfiants, dont la cocaïne :
« L’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants est puni d’un an d’emprisonnement et de 3.750 euros d’amende.
Les personnes coupables de ce délit encourent également, à titre de peine complémentaire, l’obligation d’accomplir un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants, selon les modalités fixées à l’article 131-35-1 du code pénal»
Sniffer une ligne de coke = 1 an de prison et 3.750 € d’amende (peine maximum).
Des peines complémentaires peuvent être prononcées en plus, comme :
         une suspension de 3 ans du permis de conduire,
         une annulation du permis de conduire sans pouvoir le repasser pendant 3ans,
         une interdiction d’exercer pendant 5 ans ou de manière définitive une profession liée au transport,
         une obligation d’accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière (environ 250 €),
         une obligation de suivre, à ses frais, un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants (environ 450 €),
Aussi, provoquer une personne à consommer de la cocaïne est encore plus grave ! La loi prévoit alors une peine pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison et 75.000 € d’amende.
Si la provocation a lieu devant un établissement scolaire, la peine maximum encourue est de 7 ans de prison et 100.000 € d’amende.

 

Comment la loi sanctionne les trafiquants ?
«Le fait de diriger ou d’organiser un groupement ayant pour objet la production, la fabrication, l’importation, l’exportation, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites de stupéfiants est puni de la réclusion criminelle à perpétuité et de 7.500.000 euros d’amende» : l’article 222-34 du code pénal est on ne peut plus clair ! Celui qui est à la tête d’un trafic de cocaïne encourt une peine de prison à perpétuité et 750.000 € d’amende.
La personne qui produit ou fabrique de la cocaïne encourt, quant à elle, une peine de 20 ans de prison et 750.000 € d’amende (article 222-35 du code pénal) ; 30 ans si l’infraction est commise en bande organisée.
Autre cas : celui qui transporte, détient, offre, cède, acquiert ou emploi de la cocaïne risque 10 ans de prison maximum et 750.000 € d’amende (article 222-37 du code pénal).
Quant à la personne qui vend pour acheter sa consommation personnelle, elle encourt une peine maximum de 5 ans de prison et 75.000 € d’amende (article 222-39 du code pénal).
En outre, dans ces différentes situations, des peines complémentaires peuvent être prononcées, comme :
         l’interdiction d’exercer une profession commerciale,
         la suspension du permis de conduire pendant 5 ans,
         l’annulation du permis de conduire sans pouvoir le repasser avant 5 ans
         la confiscation d’un véhicule appartenant au condamné.
Enfin, provoquer un mineur à transporter, détenir, offrir ou céder des stupéfiants est puni de 7 ans de prison et de 150 000 € d’amende (article 227-18-1 du code pénal). La peine maximum est portée à 10 ans de prison et 300 000 € d’amende si la provocation concerne un mineur de mois de 15 ans ou si elle a été faite aux abords d’un établissement scolaire.
Le savais – tu ? 
  • Dans les années 1850, le pharmacien américain John Pemberton s’inspire du vin Mariani et propose aux américains un vin français aux extraits de coca, qui est l’origine du fameux Coca-Cola. Mais rassure toi ! il n’y a pas de cocaïne dans le coca cola même si la feuille de coca entre encore dans sa composition actuelle.
  • Connais tu Adrian MUTU, le célèbre footballeur roumain, contrôlé positif à la cocaïne en 2005 ? Le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) l’a condamné à verser la modique somme de 17,2 millions d’euros au club de Chelsea à titre d’indemnités pour rupture abusive du contrat ! Ca ne rigole pas…