Il suffit d’une fois! Imagine…

C’est samedi soir : tu veux sortir en boîte avec ta petite amie. Ta sœur a rendez-vous dans la même discothèque avec des copines. Tu es le seul à avoir le permis, c’est toi qui conduit.

La soirée se déroule plutôt bien : tout le monde s’amuse, danse, une bonne ambiance. Tu avais déjà bu l’apéro et fumé quelques joints chez un copain avant de sortir, et tu croises Manu qui fête son anniversaire et paie sa bouteille.

Il est 5 heures du matin, vous rentrez. et tu n’habites pas loin. Ta copine te demande si tu te sens capable de conduire, tu lui réponds : « y a pas de soucis : je gère !». Tu es pressé de rentrer, tu doubles une voiture sans voir celle qui arrive en face.

Perte de contrôle, crissement de pneus, sirène d’ambulance, c’est tout ce dont tu te souviens.

Ce n’est que plus tard, le lendemain, qu’on t’annonce le décès de ta sœur, de ta petite amie et du père de famille qui conduisait la voiture que tu as percutée.

La police t’annonce que tu es mis en examen pour homicide involontaire, tu risques 5 ans de prison et 75 000 € d’amende. Les examens de sang pratiqués à l’hôpital prouvent que tu avais bu et fumé, ce sont deux circonstances aggravantes, tu risques donc 10 ans de prison et 150000 € d’amende. Tu es placé sous contrôle judiciaire le temps de l’instruction.

Le juge d’instruction te convoque : il te demande d’expliquer en détails comment s’est déroulée la soirée. Tu reviens sur les lieux de l’accident pour une reconstitution. Tu es convoqué pour une expertise psychiatrique. L’instruction est rapide : il en ressort que tu es le seul fautif.

Tu comparaîtras devant le tribunal correctionnel dans 2 mois. En attendant tu restes sous contrôle judicaire.

Le jour du procès arrive. Tu dois faire face à 3 magistrats. Tu dois aussi soutenir le regard des familles des victimes qui se sont constituées parties civiles.

Après en avoir délibéré, le président prononce le jugement : il te reconnaît coupable d’homicide involontaire et te condamne à 5 ans de prison dont deux avec sursis et 150 000 € de dommages et intérêts à verser aux familles des victimes.

La police te mets les menottes, tu n’as pas le temps de rentrer chez toi. Tes parents te ramèneront tes affaires au parloir de la prison. Si tu te conduis bien, tu ressortiras un peu plus tôt, compte tenu des réductions de peines.

 

Quizz

Une substance psychoactive, c’est :
1, une maladie mentale
2, Un produit qui modifie les comportements
3, Un médicament

La bonne réponse : 2, Une substance psychoactive modifie l’activité mentale, les sentiments, les comportements. Elle provoque des réactions variables sur le corps (hyperactivité, endormissement…). Elle peut entraîner une dépendance. Les plus connues sont l’alcool, le tabac, le cannabis, l’héroïne, la cocaïne. C’est donc un produit qui modifie les comportements

 

Qu’est ce que la dopamine ?
1, De la drogue
2, Une vitamine
3, Une molécule

La bonne réponse : 3, La dopamine est une molécule fabriquée par notre corps, plus précisément par nos neurones. La dopamine provoque une sensation de plaisir. L’alcool, le tabac, le cannabis, la cocaïne et l’héroïne augmentent dans notre cerveau la libération de dopamine. Ce qui fait que le consommateur ressent du plaisir même si son corps souffre en réalité.

 

Chiffres clés :

  • Sur 3250 décès sur la route par an, un peu moins de 1400 sont dus à l’alcool soit 1 sur 3 (en 2013).
  • L’alcool est la cause d’un accident mortel sur deux pendant les week-ends.
  • L’alcool est la cause d’une quarantaine de pourcent des accidents mortels touchant les jeunes de 18 à 24 ans durant l’été.
  • Dans une très grande majorité des cas d’accidents mortels liés à l’alcool, les responsables sont des buveurs occasionnels

 

 Le savais-tu ?

L’alcool n’est pas digéré par notre organisme : il passe directement dans notre sang, qui le transporte alors dans toutes les parties de notre corps.

Tu ne dois pas conduire après avoir bu plus de deux verres d’alcool (= 0.5 grammes d’alcool par litre de sang) car ta vision diminue et tu n’as plus les mêmes réflexes.

Mais attention ! Nous sommes tous inégaux face à l’alcool : notre organisme ne réagit pas de la même façon selon notre poids, notre sexe. De plus, le corps réagit plus violemment si on n’a pas mangé, si on est fatigué, si on prend des antibiotiques ou autres médicaments.

Boire / Fumer ou conduire, il faut choisir : la loi ne fait pas de cadeau

Si je conduis après avoir consommé des produits stupéfiants,

  • Les contrôles de dépistage (test urinaire et prise de sang): les agents de police peuvent les effectuer en cas d’infraction routière (ex : excès de vitesse, feu rouge…), en cas de soupçon d’utilisation de stupéfiants (ex : sortie de boîte un samedi soir), après un accident.
  • Le dépistage peut prendre trois formes : le test urinaire, la prise de sang et le test salivaire (article R 235-3 du Code la Route)
  • Si le contrôle se révèle positif : la loi du 3 février 2003 prévoit une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 4500 € d’amende + peines complémentaires : interdiction de conduire un véhicule pendant 5 ans, suspension du permis de conduire de 3 ans, annulation du permis de conduire sans pouvoir le repasser avant 3 ans.

 

Si je conduis après avoir bu de l’alcool,

  • En cas de contrôle de police, les agents peuvent à tout moment réaliser des contrôles d’alcoolémie (à l’initiative du procureur ou d’un officier de police judiciaire). Les dépistages sont réalisés soit avec un éthylotest (qui mesure le taux d’alcool dans l’air expiré) : la limite est de 0.25 mg d’alcool par litre d’air expiré ; soit avec une prise de sang : la limite est alors de 0.5 gramme d’alcool par litre de sang.
  • La loi prévoit des peines variant selon le degré d’alcoolémie :
    • Entre 0.5 et 0.8 gramme d’alcool dans le sang = 135 € d’amende + 6 points en moins sur le permis de conduire + suspension de 3 ans
    • Au-delà de 0.8 gramme d’alcool dans le sang = 4500 € d’amende + 2 ans de prison + 6 points en moins sur le permis de conduire + immobilisation. Aussi, le juge peut y ajouter la suspension ou l’annulation du permis (sans sursis ou permis blanc), des mesures de soins (suivi médical dans le cadre d’une cure), d’un travail d’intérêt général
    • En cas de récidive : avec un taux de 0.8 g : 9000€ + perte de 6 points + annulation du permis de conduire de 3 ans de plein droit + immobilisation / confiscation + 4 ans de prison

 

Si j’ai bu et consommé des produits stupéfiants : la loi prévoit une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et 9000 € d’amende (Loi du 3 février 2003)

Si je refuse de me soumettre à une vérification de mon taux d’alcoolémie ou au dépistage de stupéfiants, je peux être sanctionné à hauteur de 4500 € d’amende + 2 ans de prison + perte de 6 points sur le permis + suspension / annulation du permis.

Si je provoque un accident de la route,

Maintenant que tu as toutes les données en main, réfléchis avant de mettre ta vie et celles des autres en danger : celui qui conduit c’est celui qui ne boit pas et ne fume pas. C’est qui le capitaine de ta soirée ?

Le savais-tu ? : le test salivaire a été créé en juillet 2008. Il permet de détecter plus facilement la présence de drogues (cannabis, cocaïne, héroïne) dans le corps. Si le test se révèle positif, alors le conducteur doit faire une prise de sang qui vaudra preuve.

 

  • Après avoir bu ou avoir consommé des produits stupéfiants :
  • En cas de blessures involontaires avec  ITT  de 3 mois au plus : 3 ans de prison + 45 000 € d’amende + perte de 6 points + Suspension de 10 ans (sans sursis ou permis blanc) + immobilisation / confiscation du véhicule
  • En cas de blessures involontaires avec ITT de plus de 3 mois : 5 ans de prison + 75 000 € d’amende + perte de 6 points + Suspension / annulation de plein droit de 10 ans (sans sursis ou permis blanc) + immobilisation / confiscation du véhicule +
  • En cas d’accident mortel, l’amende peut atteindre 100 000 € et la peine peut aller jusqu’à 7 ans de prison.
  • Après avoir bu de l’alcool et consommé des produits stupéfiants :
  • En cas de blessures involontaires avec  ITT  de 3 mois au plus = 5 ans de prison + 75 000 € d’amende + perte de 6 points + peines complémentaires (10 ans de suspension de permis de conduire ; immobilisation / confiscation du véhicule)
  • En cas de blessures involontaires avec ITT de plus de 3 mois  = 7 ans de prison + 100 000  d’amende + perte de 6 points + peines complémentaires (10 ans de suspension de permis de conduire de plein droit ; immobilisation / confiscation du véhicule)
  • En cas d’accident mortel : 10 ans de prison + 150 000 € d’amende + perte de 6 points + peines complémentaires (10 ans de suspension de permis de conduire de plein droit ; immobilisation / confiscation du véhicule

 

 

Ethylotest : le savais-tu ?

 

 

 

Sous Nicolas Sarkozy, une charte nationale a été signée en 2010 pour promouvoir l’usage de l’éthylotest dans les débits de boissons, avec les organisations professionnelles du secteur des hôtels, cafés, restaurants.

 

 

L’alcool au volant tue. Il est, devant la vitesse, la première cause de mortalité routière. Pour faire baisser le nombre de tués sur les routes, les cafetiers, restaurateurs et hôteliers vont mettre à disposition des clients des éthylotests (chimiques ou électroniques) pour contrôler leur taux d’alcoolémie. « L’alcool multiplie par 8,5 le risque d’accident », a déclaré Dominique Bussereau, alors secrétaire d’Etat chargé des transports.

 

En France, plus de trois accidents mortels sur dix résultent d’une conduite sous emprise de l’alcool. Les jeunes sont les plus exposés : 6 jeunes de 18 à 24 ans meurent chaque semaine en France, et 25 autres sont blessés, souvent gravement.